Le vrai départ du bilan de fin de carrière :
Dans mon précédent article, « Bien commencer son bilan de fin de carrière », j’expliquais pourquoi j’avais décidé de m’engager dans un bilan de compétences de fin de carrière. L’envie de mieux comprendre cette période charnière, de préparer la suite avec clarté, et de ne pas aborder la retraite comme un simple arrêt mais comme une transition active.
J’avais aussi présenté le cadre de ce défi : documenter semaine après semaine les étapes de ce parcours. Aujourd’hui, je reviens sur cette première semaine, faite de premiers échanges, de prises de conscience, d’organisation et de mise en mouvement. Une semaine fondatrice.
Sommaire
Structurer son temps et ses outils dès le début du bilan de fin de carrière
Cette première semaine m’a également permis de poser les bases d’une organisation personnelle. J’ai créé un tableau de suivi pour noter les étapes, les rendez-vous, et les éléments à produire.
Ce début de parcours m’incite à adopter une approche rigoureuse, sans pression excessive. Il s’agit d’un engagement avec soi-même, dans une période de transition qui mérite d’être vécue avec attention.
Un accompagnement clair et rassurant
Tous les entretiens ont lieu en visioconférence. C’est donc important d’être bien préparé et de se connecter en avance. Même si je suis habitué, car j’organise régulièrement des webinaires , pour ce premier entretien, je me suis connecté de justesse à l’heure : heureusement tout s’est déroulé dans un climat bienveillant. Mon accompagnatrice m’a présenté le déroulement du parcours, découpé en trois étapes : préliminaire, investigation, et synthèse. Une structure simple et officielle, qui permet de se repérer.
J’ai également découvert les petits trucs et astuces pour bien maitriser la plateforme. Elle est conçue de manière intuitive et l’interface est agréable, fluide, avec des modules qui se débloquent progressivement, des barres de progression, et des supports visuels clairs.
Et puis, j’ai reçu mes sept rendez-vous d’accompagnement déjà calés. Une organisation carrée, presque rassurante.
Prendre le temps de se présenter — vraiment
Pendant l’entretien de découverte, j’ai eu l’occasion de me présenter. Pas juste “Bonjour, je m’appelle…”, mais une vraie présentation. Qui je suis. Ce que j’ai fait. Ce que j’espère encore vivre.
Je lui ai dit que j’avais eu une carrière intéressante, mais que je voulais une retraite extraordinaire. Elle a souri. Et moi aussi.
Au début de l’entretien, l’accompagnatrice m’a posé une question apparemment simple, mais significative : “Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?” Cette même question a été reprise en fin d’entretien, comme pour mesurer l’impact de ce premier contact. Ce cadre d’écoute m’a donné l’envie d’aller plus loin.
La roue de la vie : un exercice plus profond qu’il n’y paraît
A l’issue de ce premier entretien, il faut un établir un état des lieux : j’ai réalisé deux exercices proposés dans la phase préliminaire. Le premier portait sur la roue de la vie, une méthode bien connue d’introspection personnelle.
Il s’agissait de sélectionner entre cinq et dix domaines de vie, puis de les noter sur une échelle de 0 à 10. J’ai hésité sur l’objectif de cette notation : évaluer l’importance du domaine ou bien mon niveau d’épanouissement ? J’ai opté pour la seconde option, tout en gardant cette question en tête pour la prochaine séance.
L’exercice m’a confronté à certaines hésitations. Il n’est pas toujours évident de se positionner sur des sujets aussi vastes que la famille, le projet personnel ou le travail. Pourtant, ce type d’autoévaluation m’a permis de mieux cerner ce qui me mobilise aujourd’hui, et ce qui mérite d’être approfondi.
Le second exercice consistait, a partager des éléments de mon parcours personnel et professionnel sur la plateforme. Cela m’a amené à m’interroger sur les événements marquants qui ont jalonnés ma carrière : Ce sont des sujets que j’aborderai prochainement avec mon accompagnatrice.
Premier atelier collectif : sortir de l’isolement, partager ses questionnements
En milieu de semaine, j’ai participé à mon premier atelier collectif. Nous étions six, réunis autour du thème de la fin de carrière. L’atelier s’est déroulé en deux temps : un premier moment d’écoute autour des enjeux communs, puis un travail en petits groupes.
Ces échanges m’ont permis de constater que, même si les parcours sont différents, les préoccupations sont souvent similaires : équilibre entre vie professionnelle et personnelle, fatigue, anticipation de la retraite, besoin de sens.
Dans mon groupe, chaque participant disposait de dix minutes pour s’exprimer. Ce cadre clair favorisait l’écoute et la qualité des échanges. J’ai moi-même évoqué l’importance d’un regard extérieur pour éclairer certaines zones d’ombre.
Ces interactions spontanées sont précieuses, car elles participent à créer un sentiment d’appartenance et à rompre l’isolement souvent ressenti dans ces périodes de transition.
Ce que je retiens de cette première semaine
Cette première semaine m’a permis de poser un cadre, de m’engager dans une dynamique et de commencer à mettre des mots sur mes intentions.
Le parcours proposé par ce bilan est structuré, progressif, et respectueux du rythme de chacun. Il combine des moments individuels et collectifs, des outils concrets et des espaces de réflexion.
Je mesure aussi combien ce type de démarche nécessite une implication personnelle : il ne s’agit pas seulement de suivre des étapes, mais de s’investir avec sincérité.
Et maintenant ?
Les prochaines semaines s’annoncent denses : nouveaux entretiens, outils de calcul pour la retraite, poursuite des exercices. Je m’y engage avec l’envie de continuer à avancer, tout en prenant le temps de faire le point régulièrement.
Ce que je retiens avant tout, c’est qu’un bilan de compétences en fin de carrière n’est pas une formalité. C’est un moment pour se retrouver, revisiter son parcours, et dessiner les contours de ce que l’on souhaite encore transmettre ou vivre.
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